Devenir moniteur d’équitation : du Galop 7 au BPJEPS, pas à pas

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Nicolas
Devenir moniteur d’équitation : du Galop 7 au BPJEPS, pas à pas

Vous rêvez de passer de la selle à l’estrade et vous cherchez le chemin concret, sans détour ? Je vous le déroule, avec les vrais chiffres et les vrais pièges. Pour devenir moniteur d’équitation en France, il faut avoir 18 ans, le Galop 7, le PSC1, réussir les tests d’exigences préalables (TEP), puis décrocher le BPJEPS Éducateur sportif mention Activités équestres, diplôme de niveau 4 (équivalent bac) en 1 à 2 ans1. Côté portefeuille, comptez environ 1 900 € brut par mois pour débuter2, avec de belles perspectives vers la gestion de centre. Les TEP, les diplômes à comparer, le financement, les erreurs de débutant : tout y passe, y compris ce que j’aurais aimé qu’on me dise avant de croiser mes premiers moniteurs.

Votre point de départ : êtes-vous prêt à vous lancer ?

Avant de rêver d’estrade, on regarde où l’on en est vraiment, côté selle comme côté mode de vie.

Checklist « Suis-je prêt ? » selon votre niveau (Galop 5, 6 ou 7)

Au Galop 5, vous avez de la marge : inscrivez-vous à des cours réguliers en visant le Galop 7 dans 1 à 2 ans. Au Galop 6, passez à la vitesse supérieure : travail sur le plat et à l’obstacle, plus un premier contact avec l’enseignement en aidant les moniteurs de votre club. Au Galop 7, vous cochez déjà la case principale : vérifiez votre PSC1, constituez votre dossier et regardez les dates de TEP de votre région.

Le métier au quotidien : horaires, saisonnalité et pénibilité à connaître avant de s’engager

Oubliez les 9h-17h : ici, on travaille en extérieur, week-ends, mercredis, vacances scolaires et soirées, avec des horaires variables et extensibles3. L’été et les stages de vacances font chauffer la saison haute, l’hiver rappelle ce qu’est un manège glacé à 7h du matin. Le métier use le corps (soin des chevaux, manutention, pluie, boue), mais il récompense celui qui aime transmettre.

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Métier de moniteur d'équitation

La Fédération Nationale Profession Sport & Loisirs présente le métier de Moniteur d’équitation.

Prérequis et sélection : ce qu’on exige vraiment à l’entrée

C’est le vrai goulot d’étranglement du parcours : ceux qui bloquent le font rarement sur la formation elle-même, mais sur l’entrée.

Galop 7, PSC1, âge et certificat médical : la liste des pièces à réunir

Le dossier d’entrée repose sur le Galop 7 de la FFE, le PSC1 (Prévention et Secours Civiques de niveau 1), un âge minimum de 18 ans et un certificat médical d’aptitude à la pratique et à l’enseignement de l’équitation4. S’y ajoutent selon les organismes une pièce d’identité, une attestation de recensement ou de journée défense et citoyenneté, des photos et parfois une lettre de motivation. Les exigences précises varient d’un centre de formation à l’autre : le plus simple reste d’appeler directement celui que vous visez avant de réunir les papiers.

Les tests d’exigences préalables (TEP) : épreuves, critères et erreurs fréquentes

Les TEP vérifient que vous avez le niveau technique pour entrer en formation : une présentation de cheval (travail à pied, soin, manipulation), un parcours de saut d’obstacles et un exercice de mise en situation d’encadrement d’un petit groupe de cavaliers. Les jurys regardent la sécurité, la justesse du geste et l’attitude pédagogique plus que la performance sportive brute. Les erreurs que je vois le plus : se focaliser sur son propre cheval et oublier le groupe, négliger la consigne de sécurité ou rester muet pendant la mise en situation.

Comment bien préparer les TEP ?

Commencez au moins six mois avant, en demandant à votre club des créneaux d’assistance auprès d’un moniteur : c’est la meilleure école pour s’entraîner à parler au groupe. Travaillez la manipulation du cheval à pied, la préparation des séances et la lecture du terrain, pas seulement le saut. Rapprochez-vous aussi du CRE (Comité Régional d’Équitation) ou de l’organisme de formation, qui propose souvent des journées de préparation ou des informations pratiques sur les attentes du jury 🐴.

Quel diplôme choisir selon votre objectif ?

Le BPJEPS fait figure de référence, mais d’autres chemins existent selon l’ambition visée et le temps dont vous disposez.

BPJEPS, CQP, DEJEPS, DESJEPS et licence pro : le comparatif

Le BPJEPS reste la voie royale pour enseigner contre rémunération, avec le CQP en alternative et le DEJEPS ou le DESJEPS pour entraîner ou diriger. Voici l’essentiel d’un coup d’œil, à compléter avec l’offre précise des organismes de formation :

DiplômeNiveauDuréePrérequisDroits d’exerciceÉvolutions possibles
CQP ETAE (Enseignant Animateur d’Équitation)Niveau 3 à 4 selon fiche RNCPEnviron 1 anGalop 6 ou 7, PSC1, 18 ans, TEPEnseigner dans la limite des droits du CQPPasserelle vers le BPJEPS
BPJEPS mention Activités équestresNiveau 4 (bac)1 à 2 ansGalop 7, PSC1, 18 ans, TEPEnseigner et encadrer contre rémunérationGérant de centre, DEJEPS
DEJEPS perfectionnement sportifNiveau 5 (bac+2)Environ 2 ansNiveau technique élevé, BPJEPS souvent conseilléEntraîner en compétition, coordonner une équipeEntraîneur, DESJEPS
DESJEPS performance sportiveNiveau 6 (bac+3)Environ 2 ansDEJEPS ou expérience équivalenteDirection technique, haut niveauDirecteur technique, formateur
Licence professionnelleNiveau 6 (bac+3)1 an après bac+2Bac+2 validéManagement et gestion d’activités équestresDirection de structure, cadre fédéral

Source des niveaux et durées :5

Quelle voie selon votre profil : jeune, adulte en reconversion ou cavalier confirmé ?

Un jeune bachelier choisira la voie initiale ou l’apprentissage, avec plus de temps pour passer le Galop 7. Un adulte en reconversion privilégiera plutôt le contrat de professionnalisation ou la formation continue financée, pour sécuriser un revenu. Un cavalier confirmé, qui coache déjà en compétition, regardera le DEJEPS après le BPJEPS.

Et avant le diplôme ? Bac pro, lycées agricoles et MFR en un coup d’œil

Pas de bac « officiel » obligatoire : le BPJEPS s’adresse aux titulaires d’un bac ou d’un équivalent, mais le bac pro CGEH (Conduite et Gestion de l’Entreprise Hippique) ou CGEA, préparé en lycée agricole ou en MFR (Maison Familiale Rurale), constitue un excellent socle. Le CAP ou le BEPA cheval en amont peut aussi ouvrir la porte, notamment pour les jeunes dès 15 ans. Ces filières mélangent pratique, soins aux chevaux et gestion d’entreprise, ce qui aide à la fois pour les TEP et pour l’après.

De 0 à moniteur diplômé : le parcours étape par étape

Voici le chemin concret, avec des repères de durée et de budget que je vous invite à confirmer auprès de votre centre.

La frise chronologique : durées et coûts estimés de chaque étape

La remise à niveau équestre dure de quelques mois à deux ans selon votre point de départ, pour un coût dépendant des leçons de votre club. Le Galop 7 et le PSC1 représentent ensuite quelques dizaines d’euros de frais d’examen pour le PSC1 et des frais de passage de galop. Les TEP se règlent quelques centaines d’euros selon les organismes, puis la formation BPJEPS atteint environ 10 000 € si elle n’est pas prise en charge (en apprentissage ou en contrat de professionnalisation, elle devient en pratique gratuite pour vous)6.

timeline
    title De cavalier amateur à moniteur diplômé
    Étape 1 : Remise à niveau équestre : 6 mois à 2 ans : coût variable selon les cours
    Étape 2 : Galop 7 et PSC1 : quelques semaines : environ 60 à 150 €
    Étape 3 : TEP : 1 journée : environ 150 à 300 €
    Étape 4 : Entrée en formation BPJEPS : 1 à 2 ans : jusqu'à 10 000 € hors prise en charge
    Étape 5 : Alternance et stage : 6 à 12 mois : salaire ou gratification
    Étape 6 : Examen et diplôme : fin de cursus : obtention du BPJEPS

Initiale, alternance, formation continue : quel statut et quel financement ?

La voie initiale convient à celui qui peut financer ou être aidé par la famille, tandis que l’apprentissage et le contrat de professionnalisation offrent un salaire et une prise en charge de la formation. La formation continue ouvre des financements spécifiques (CPF, Pôle emploi devenu France Travail, région, OPCO), à étudier avec le centre de formation. Mon conseil : montez le dossier financier en même temps que le dossier d’inscription, pas après.

Reconversion et formation adulte : les points de vigilance

Quand on change de vie à 30 ou 40 ans, la condition physique et le rythme du métier se jaugent sérieusement avant de quitter un emploi stable. Il faut aussi anticiper la baisse de revenu, car les salaires de départ restent proches du SMIC. Testez le terrain par un stage d’observation ou des remplacements en club avant de vous engager : c’est le meilleur filtre pour vérifier que le métier vous plaît vraiment.

Trouver la bonne formation près de chez vous

L’offre existe partout en France, mais la qualité des centres n’est pas homogène : mieux vaut savoir où chercher et quoi demander.

Où chercher : CRE, CDE, MFR, CFA et annuaire de la FFE

Votre premier contact doit être le CRE (Comité Régional d’Équitation) ou le CDE (Comité Départemental d’Équitation) de votre région, qui connaissent l’offre locale et les dates de TEP. L’annuaire de la FFE (Fédération Française d’Équitation) permet de repérer les structures labellisées. Les MFR et les CFA agricoles proposent aussi des cursus en alternance, comme le CEFTER-PACA ou le Domaine Équestre du Poët dans les Hautes-Alpes7.

Les critères pour choisir un centre de formation sans se tromper

Voici les points que je vérifie systématiquement avant de recommander un centre :

  1. Le taux de réussite à l’examen et à l’insertion professionnelle, à demander noir sur blanc.
  2. La structure d’alternance : des clubs partenaires fiables, avec un vrai tuteur et des horaires respectés.
  3. Les chevaux et les installations : manège, carrière, cavalerie variée et en bonne santé.
  4. Le financement : l’organisme doit expliquer clairement les prises en charge possibles.
  5. L’accompagnement TEP : préparation, conseils, retours sur vos échecs éventuels.

Salaire, débouchés et évolutions : ce que le métier offre réellement

Le métier se choisit d’abord par vocation, mais autant regarder les chiffres sans lunettes roses.

Combien gagne un moniteur d’équitation ? Fourchettes brut et net

Les sources donnent des fourchettes proches : de 1 600 € brut8 à 1 900 € brut pour un débutant9, soit grosso modo 1 300 à 1 500 € net à temps plein. L’expérience peut porter le salaire jusqu’à 2 500 € brut mensuels10, notamment avec des responsabilités. La convention collective des centres équestres encadre les minimas et les majorations, et le SMIC reste le plancher : vérifiez les chiffres à jour avant de signer un contrat.

Où travailler : centres équestres, poney-clubs, tourisme équestre ou indépendant

Avec plus de 9 500 structures équestres en France et environ 700 000 pratiquants11, les débouchés restent nombreux : centres équestres, poney-clubs, associations, fermes équestres, tourisme équestre et structures d’équithérapie. Chaque type de lieu a son rythme : le poney-club vous place face aux enfants, le tourisme équestre vous envoie en extérieur, l’équithérapie demande une sensibilité particulière. Certains choisissent de s’installer en indépendant, avec les contraintes de gestion qui vont avec.

Évoluer dans le métier : gérant, entraîneur, installation

Avec de l’expérience, on évolue vers la gestion d’un centre équestre, l’entraînement de cavaliers en compétition ou la formation de futurs moniteurs12. Le DEJEPS, le DESJEPS ou une licence pro peuvent soutenir ces évolutions. L’installation, enfin, demande un vrai projet d’entreprise : terrain, cavalerie, assurances, comptabilité. À ne pas improviser, et mieux vaut passer quelques années en tant que salarié avant de se lancer.

Le témoignage d’un moniteur ou d’un formateur : ce que personne ne vous dit avant la formation

Les moniteurs que je croise répètent souvent la même chose : on devient moniteur pour les chevaux, on le reste pour les cavaliers. La partie « pédagogie, patience, gestion de groupe » prend plus de place que le cheval lui-même, et la saison estivale demande une vraie endurance. Un formateur me disait que ceux qui réussissent le mieux sont ceux qui ont déjà assisté un moniteur avant l’entrée en formation : ils savent à quoi s’attendre, et ça se voit dès les premières semaines.

Sources

  • https://www.onisep.fr/ressources/univers-metier/metiers/moniteur-monitrice-d-activites-equestres [1] [5]
  • https://www.cidj.com/s-orienter/metiers/monitrice-d-equitation-moniteur-d-equitation [2] [3] [6] [9]
  • https://mfr-thiviers.fr/moniteur-equitation/ [4] [10] [11] [12]
  • https://cdte05.ffe.com/page/rub_1306505495/1644603570 [7]
  • https://fr.indeed.com/conseils-carrieres/trouver-un-emploi/comment-devenir-moniteur-dequitation [8]

Foire aux questions

Le BPJEPS mention Activités équestres, de niveau 4, est le diplôme le plus courant pour enseigner contre rémunération. Le CQP, le DEJEPS ou le DESJEPS existent aussi selon votre objectif.

Il faut le Galop 7 de la FFE, le PSC1, avoir 18 ans et réussir les tests d’exigences préalables (TEP). Certains organismes demandent des pièces en plus.

Aucun bac précis n’est imposé, mais le bac pro CGEH ou un parcours en lycée agricole ou en MFR offre un excellent socle. Le BPJEPS s’adresse aux niveaux bac ou équivalent.

Comptez entre 1 600 et 1 900 € brut par mois pour débuter, soit environ 1 300 à 1 500 € net. Avec l’expérience, le salaire peut atteindre 2 500 € brut.

Oui, via l’alternance, le contrat de professionnalisation ou la formation continue financée. Prévoyez de tester le métier en club avant de quitter un emploi stable.

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